Le verre a sa propre magie, et ceci, depuis presque cinq mille ans. Découvert en Mésopotamie, le berceau de toutes les cultures, le verre, aux formes et facettes infinies, a conquis le monde. Aussi transparent que la lumière du jour, ou bien en couleurs, tels que les vitraux des cathédrales. Destiné à l’usage quotidien, comme ornement ou pour la décoration d’une table de fête : le verre a toujours accompagné la vie des hommes à travers toutes les époques. Né de minéraux à l’origine, il est cassable et fragile comme le bonheur. En tant que matière produite artificiellement dans les laboratoires de la science moderne, le verre acrylique est préservé des heurts et des coups. Cependant, quelle que soit sa nature, le verre possède son propre charme. Le piano à queue en verre acrylique créé par Nikolaus Wilhelm Schimmel en est une preuve convaincante. Un instrument d’une fascination unique en son genre. Celui qui a vu une fois de quelle façon cet instrument Schimmel, fait de verre et d’armatures scintillantes d’un reflet doré, reflète sur un podium de concert la lumière des projecteurs de scène en milliers de facettes de couleurs, celui-là sait : cet instrument exceptionnel est une star parmi les stars. Comme par magie, la noble élégance de ses formes attire les regards. Sa sonorité exemplaire quelle que soit la situation, que le corps de verre acrylique appuie de surcroît et fait apparaître encore plus transparent, enthousiaste de la même façon les pianistes aussi bien professionnels qu’amateurs. Tout en scintillant de loin tel un précieux joyau, de près, il révèle avec quelle maestria artisanale et quelle maîtrise technique il est construit. Son ensemble mécanique réagit de façon légère et précise à toute nuance du toucher, aussi fine soit-elle. Et au centre de cette beauté transparente, le lourd cadre en fonte supporte la force de traction pesant plusieurs tonnes des 220 cordes. Ce piano à queue marque une performance dans l’histoire de la facture pianiste, vieille de plus de trois cents ans.